lundi 19 janvier 2009
Sous la voûte étoilée
Sous la voûte étoilée, je m’étais assoupie,
Tout n’était que douceur, je me mis à rêver,
D’une rose au ton noir, étrange et si jolie,
Perdue dans le néant, elle semblait errer.
L’abîme où elle était, virevoltant sans fin,
Donnait une impression de malaise édifiant,
Je ressentis des perles de pluie sur ma main,
Tandis que le tonnerre éclatait, rugissant.
Quand la foudre a frappé, je me suis éveillée,
Je tenais à la main, une rose abîmée,
Elle était biscornue, si étrange et fanée,
Au loin, non sans émoi, je l’ai alors jetée.
Or, d’émouvants sanglots fusèrent sans détour,
Alors que sur le sol, elle semblait mourir,
Etais-je le coupable de ce mauvais tour,
Qui a mort la condamne, en un dernier soupir.
Sa fin était sans doute, une mort annoncée,
Indicible destin, l’abnégation de l’être.
Soudain l'obscurité, sur le songe est tombée,
La rose a disparu, à tout jamais peut-être.
Mais au petit matin, quand la nuit fut démise,
Et mon regret enfin, tout à fait effacé,
Je me réveille alors, pour voir une surprise,
Une rose vêtue de noir, à mon côté.
Un petit vote pour ma ville
Montlegun - Carcassonne dans Aude
Jocel
dimanche 21 octobre 2007
Un Doux Baiser ...

Un doux baiser
Un doux baiser que l'on a partagé
Et nos coeurs ont chavirés
Laissant nos voix coupées
On a lentement réalisé
Que ce jour sera pour nous
Le début d'un grand amour
Au fil du temps,
Nous planons ensemble
Vers un horizon rien qu'à nous
Nous emportant au gré du vent
Des instants mirifiques
Avec toi si romantique
Nos destins se ressemblent
Nos vies sont faites
Pour être ensemble
Toi, moi le reste après
Continuons ce chemin parfait
Sans fin
Ta peau douce
Tes gestes tendres
Tes bras vers moi
Et mon corps s'abandonne à toi
Dans le silence se perdent
Des échanges intenses
Ces instants en or
Que nous partageons
Sont et resteront
Pour nous
Le plus beau des trésors
Jocel …

vendredi 19 octobre 2007
Mes songes Sublime ...
Mes songes sublime
Je ne suis qu’un moment de l’histoire du vent,
Tempêtes ou zéphyrs, au cœur des alizés,
Je me cherche toujours, je vous cherche souvent,
Mes vieux sables mouvants où je vais m’enliser
M’enliser à jamais… Au-delà de ces fleurs aux aiguillons blessants,
Il me reste l’odeur et la couleur des roses,
Je vous aurai aimé mes passions, en passant,
Autant de temps passé, autant de fleurs écloses
De bonheurs consumés… Mon idéal frotté aux contraintes réelles
Il me reste si peu qui me vient de la source
Ah toi mon âme, toi, que la vie tant modèle
Tu es ce que je prends au hasard de ma course
Mes songes sublimés… Ce qu’il me reste à vivre avec vous, ma douceur,
Cette musique là au piano qui s’endort
Cette lente fusion oh vous mon âme sœur,
Emplit mes horizons, mes mains de chercheur d’or,
Mon livre refermé…
Qu’aurais-je su de vous de plus que je ne sais
J’ai tant effeuillé d’heures à vous voir endormie,
Je vous ai tant cherchée aux rêves qui naissaient,
Dans les brumes du soir, les yeux de mes amis,
Je vous ai tant aimée…
Auteur inconnu
Jocel
jeudi 7 juin 2007
La mer est plus belle
Que les cathédrales,
Nourrice fidèle,
Berceuse de râles,
La mer sur qui prie
La Vierge Marie !
Elle a tous les dons
Terribles et doux.
J'entends ses pardons
Gronder ses courroux.
Cette immensité
N'a rien d'entêté.
Ô ! Si patiente,
Même quand méchante !
Un souffle ami hante
La vague, elle nous chante :
" Vous sans espérance,
Mourez sans souffrance ! "
Et puis sous les cieux
Qui s'y rient plus clairs,
Elle a des airs bleus,
Roses, gris et verts...
Plus belle que tous,
Meilleure que nous !
Paul Verlaine
Jocel
jeudi 31 mai 2007
Un grand sommeil noir
Un grand sommeil noir
Tombe sur ma vie :
Dormez, tout espoir,
Dormez, toute envie !
Je ne vois plus rien,
Je perds la mémoire
Du mal et du bien...
Ô la triste histoire !
Je suis un berceau
Qu'une main balance
Au creux d'un caveau :
Silence, silence !
Paul Verlaine
Jocel …
lundi 21 mai 2007
Demain dés l'Aube ...
Demain Dès L'Aube
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai - Vois-tu, je sais que tu m'attends -
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne -
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Honfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
De Victor Hugo
Jocel
samedi 19 mai 2007
Une Pensée ...
Un regard, un sourire, des paroles
Voila que nous nous sommes rencontrés
Un souffle, une pensée, des mots drôles
Et voila que nous nous sommes aimés
Pour un temps, pour la vie, nous ne savions
Le destin a choisi notre voie
Et c'est tous les deux que nous irons
Tout au loin, tout là-bas...
reçu par E-mail
Rose ...
dimanche 8 avril 2007
" Joyeuses Pâques ..."

Les Amoureux...
Sur la terre tout va par paire.
Un et deux et puis des milliers
Chacun doit trouver chaussure à son pied
Cour de récré, autobus ou au ciné
Nos regards s'échangent mille et un secrets
Le temps d'un sourire d'une vie rêver
On se découvre un bien aimé
Du printemps à l'été
Cherche l’amour pour te cacher
En hiver dans les cafés
L’Amour pourra nous réchauffer
Juste avant le printemps
On s'embrasse dans le vent
On se tient par la main
Puis vient la Saint Valentin
Un jour pour l'Amour
Quand les paires vont par deux
On les appelle amoureux
Un et deux iront au bois
L’an prochain ils seront trois....
Anonyme
Jocel
mercredi 21 mars 2007
" Bien loin d'ici ..."
Bien loin d'ici
C'est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,
D'une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Écoute pleurer les bassins :
C'est la chambre de Dorothée.
- La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.
Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate est frottée
D'huile odorante et de benjoin.
- Des fleurs se pâment dans un coin.
Charles Baudelaire (1821- 1867)
Jocel …
jeudi 15 mars 2007
" Toujours ce souvenir m'attendrit ..."
Toujours ce souvenir m'attendrit et me touche,
Quand lui-même appliquant la flûte sur ma bouche,
Riant et m'asseyant sur lui, près de son coeur,
M'appelait son rival et déjà son vainqueur.
Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre
À souffler une haleine harmonieuse et pure ;
Et ses savantes mains prenaient mes jeunes doigts,
Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois,
Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore,
À fermer tour à tour les trous du buis sonore.
André Chénier (1762 ; 1794)
Jocel























